Chaque 17 secondes une personne est infectée par le VIH dans le monde.
En Suisse c’est plus de 500 nouveau cas déclarés par année 
Aujourd’hui c’est très important pour notre association de partager cette information au plus grand nombre afin qu’il y ai une prise de conscience collective face à la prolifération de ce virus autant chez les jeunes que les seniors 
Parlons-en autour de nous et soyons nombreux à nous mobiliser ensemble contre le VIH.
Quelques infos concernant le VIH 
VIH désigne le virus de l’immunodéficience humaine. Il est transmis par voie sexuelle, sanguine, et de la mère à l’enfant.
Dans ce dernier cas, la transmission du virus de la mère à l’enfant peut avoir lieu : - soit lors du dernier trismestre de la grossesse, par passage du VIH à travers la barrière placentaire au cours des échanges sanguins entre la mère et le fœtus - soit lors de l’accouchement - soit lors de l’allaitement
La prise d’un traitement antirétroviral pendant la grossesse permet d’amener le taux de transmission à moins de 1%. Le VIH cible les lymphocytes T, cellules essentielles au bon fonctionnement du système immunitaire. 
En l'absence de traitement, le VIH affaibli le système immunitaire et les personnes infectées développent de graves maladies sur le long terme.
Ces maladies sont qualifiées de « maladies opportunistes » car elles sont causées par des micro-organismes inoffensifs pour les personnes dont le système immunitaire fonctionne normalement.
Le syndrome de l’immunodéficience acquise (sida) est le dernier stade de l’infection par le VIH. Il correspond au développement d’une ou de plusieurs maladies opportunistes chez les personnes infectées.
Source @institutpasteur 
Le diagnostic de séropositivité ne signifie pas qu’il faudra renoncer aux relations affectives et sexuelles. De nos jours, cela reste possible mais il y a des conditions à respecter, tel que l’utilisation du préservatif. 
La personne infectée prenant correctement son traitement, selon la prescription de son médecin, de manière suivie et qui n’a plus de charge virale détectable, devient une personne non-infectieuse.
La protection contre une éventuelle transmission du VIH, dans une relation stable avec une personne séropositive est de la responsabilité des deux partenaires.
De plus, il est important de savoir que les personnes séropositives sont plus sensibles à des risques particuliers découlant des infections IST :
• Conséquences plus graves et plus de difficulté à traiter ;
• Accroissement du risque d’infection par le VIH et de transmission du VIH.
Les personnes séropositives ayant des rapports non- protégés sont toujours passibles de poursuites pénales.
Dans le cas de relations sexuelles avec des partenaires multiples, il est important d’appliquer le Safer sex.
Un risque auquel on pense moins est celui de la prise de drogue et des relations. 
En effet, celle-ci peut augmenter le plaisir mais peut également présenter un risque supplémentaire si la personne n’est plus en état de contrôler ces actes et omet de se protéger. 
De plus, la prise de drogues simultanément avec le traitement médicamenteux contre le VIH peut avoir des effets négatifs, voire dangereux. Il est dont impératif que le médecin traitant soit mis au courant de la prise de telles substances.  
En Suisse, il existe ce que l’on appelle le Programme national VIH et autres infections sexuellement transmissibles (PNVI) qui constitue la stratégie nationale de prévention, de diagnostic, de traitement et des statistiques concernant ce virus et les IST. 
Celui-ci devait expirer en décembre 2017 mais le Conseil fédéral a opté pour une prolongation jusqu’en 2021. Cette mesure a pour but de prévenir la propagation du VIH et vise à réduire les risques liés aux autres IST.
Ce programme, régi par la loi sur les épidémies est une stratégie qui repose sur les preuves scientifiques. Il a été élaboré dans le cadre d’un processus participatif avec les acteurs concernés. Sa coordination et le pilotage sont assumés par l’OFSP qui collabore avec les services fédéraux, les autorités cantonales, des organisations faîtières d’ONG, et des checkpoints.
Bien que l’infection par le VIH soit stable, les diagnostics d’IST sont en augmentation, en Suisse comme dans toute l’Europe. Le souhait de ONUSida est d’éradiquer l’épidémie pour 2030 et de réduire de 90% l’incidence de Gonorrhée et des autres IST. 
En effet, le nombre de cas de gonorrhée, de Syphilis, de Chlamydiose a augmenté entre 2015 et 2016. La progression a atteint les chiffres suivants :
- 20% pour la gonorrhée (2270 cas) ;
- 15% pour la syphilis (733 cas ;
- 8% pour la chlamydiose (11013 cas). 
Le VIH est resté « stable » pour la 2e année consécutive avec une augmentation de 1% (542 cas/1 an).
Les valeurs les plus élevées ont été enregistrées dans la région de Zurich et dans la région lémanique.
Le VIH et les religions
Au commencement était la peur, le doute, le déni, ensuite est venue l’hésitation au nom de la morale pour conclure sur une réponse concernant une difficulté mondiale car : aucun pays ni religion n’allait être épargné. 
Il est vrai que les croyances, la morale et les mises en œuvre de toute « communauté » confondue ont été un défi face à une problématique de santé publique telle que le VIH. Il fallait à tout prix réduire la distance qui existait entre la culture et la croyance. 
En général les religions les plus répandues ont su apporter une aide à la population en donnant lieu à une coopération multiconfessionnelle. En effet, les 3⁄4 de la population mondiale se déclare faisant partie d’une communauté religieuse. 
Ainsi, il n’est pas étrange de remarquer que l’aide la plus conséquente provient d’églises engagées, notamment dans des pays tels que l’Afrique où la majeure partie du soutien à la population (dispensaires, hôpitaux,...) provient d’organisations confessionnelles. 
Celles-ci n’offrent pas uniquement leur aide dans le domaine médical mais également dans l’accueil des enfants devenus orphelins suite au décès de leurs parents ou famille ayant contracté le Sida. En effet, il faut savoir qu’en 2011, on comptait à peu près 20 millions d’enfants orphelins dans le monde. 
Bien entendu, les avancées de la médecine ont permis de réduire le nombre de décès mais ce résultat continuera à diminuer pour autant que la distribution des médicaments de thérapie (antirétroviraux) persiste et soit équitable.
Il est important de relever qu’en 2010, un premier sommet a eu lieu en présence de hauts responsables religieux et spirituels des principales religions du monde (bahaï, bouddhistes, chrétiens, hindous, musulmans et sikhs). 
Dans un but informatif, nous avons imaginé ce nouveau sujet comme des questions à aborder et qui font partie intégrante du VIH et du Sida mais sous un autre angle de vue.
"Qu'en est-il du personnel soignant lorsqu'il se retrouve confronté à un patient séropositif ? 
Et si malgré les précautions prises par le corps médical, un évènement à risque d'infection survenait lors de la prise en charge du patient atteint par ce virus ou ayant le Sida? 
Et si le préservatif s'est déchiré et que l'un-e des partenaires est séropositif ou ne s’est jamais fait dépister ? "
Se protéger reste toujours essentiel. 
Pas uniquement vis-à- vis de soi et des partenaires rencontrés mais aussi pour le corps médical qui soigne les patients qui se présentent à eux, sans distinction, qu'ils soient infectés ou non.  
La décision de débuter une PEP, suite à une prise de risque, est souvent difficile à statuer. Néanmoins, la médication doit idéalement débuter dans les premières quatre heures après
 l’exposition à risque, et jusqu’à max. 48 heures, selon les recommandations suisses. 
La durée du traitement est de quatre semaines et l’évaluation du risque encouru nécessite une anamnèse précise alors que le souvenir de l’événement est souvent imprécis, notamment dans les expositions survenant hors du milieu professionnel. 
Ce traitement est heureusement pris en charge par l’assurance maladie de base et coûte environ 1500 frs. 
Lorsqu’on parle de santé physique, on a tendance à oublier que celle-ci peut impacter sur la santé mentale d’un être humain. 
En effet, lorsque le corps est atteint, à un moment ou un autre, le psychisme va en souffrir. Que ce soit par les « attaques » que l’être humain subit physiquement ou par ce que son état corporel l’empêche de faire et à quoi il pouvait librement s’adonner.
 En Suisse, une personne sur cinq sera atteinte de dépression dans le courant de sa vie.
Dans le cas d’une personne atteinte par le VIH, il faudrait davantage tenir compte de son état émotionnel car non seulement elle sera atteinte dans sa santé, mais elle va également se sentir, pour diverses raisons, mise à l’écart.
 
Mais, une étude a démontré que les patients infectés par le VIH n’étaient pas plus dépressifs que la population générale. 
 
Les problématiques essentielles pouvant conduire à la dépression, dans ce cas précis, sont l’annonce d’un résultat positif au test de dépistage, le démarrage du traitement antirétroviral, les effets secondaires du traitement, la nécessité de réaménager le traitement, la crainte du rejet, de la stigmatisation ou l’exclusion.
Chez les personnes atteintes par le VIH, il peut aussi y avoir l’apparition de symptômes qui ne doivent pas être confondus avec la dépression mais qui peuvent également prendre le dessus, au quotidien, et dominer tous les aspects de vie. Il s’agit là d’angoisses, dont les effets peuvent survenir, tout-à- coup. 
On parle de troubles de l’anxiété lorsque les peurs apparaissent sans raison réelle ou se prolongent alors que le danger initial est écarté, qu’elles se produisent de manière disproportionnée, ne sont pas contrôlables et apparaissent de manière répétitive.
Si vous êtes confronté-e à cette difficulté, trouvez le courage d’en parler à quelqu’un, le no de téléphone 143 (Main tendue) peut vous aider. 
Être séropositif c’est être porteur du virus VIH. Celui-ci se développe dans le corps pendant plusieurs années avant que le sida apparaisse et que l’on ait des signes de la maladie.
En revanche, une personne séropositive sans symptômes peut quand même transmettre le virus à une autre personne. Cela peut arriver soit lors d’une relation sexuelle non protégée par un préservatif masculin ou féminin, soit par le sang ou encore de la mère à l’enfant lors de l’allaitement ou de la grossesse.
Au moindre doute, il est important de faire un test de dépistage pour connaître son statut sérologique. Si on est séropositif, le savoir le plus rapidement possible permet d’être mieux pris en charge médicalement.
De nos jours, grâce aux traitements, on peut avoir quasiment la même espérance de vie qu’une personne séronégative, travailler, avoir des projets et fonder une famille. Savoir que l’on est séropositif permet aussi de faire attention pour ne pas transmettre le virus. Cela rend possible une vie sexuelle à la fois épanouie et responsable.
 

Le VIH en Suisse

 

Quelque 17 000 personnes vivent en Suisse avec le VIH.

425 nouveaux diagnostics de VIH ont été posés en Suisse en 2018, soit 5% de moins que l’année précédente. On a atteint ainsi un niveau historiquement bas.

 

La tendance à la baisse observée depuis 2008 se maintient.

 

La majorité des cas de VIH déclarés concerne des hommes, avec un taux pratiquement inchangé de 79%. Comme les années précédentes, les hommes diagnostiqués séropositifs ont mentionné en 2018 le plus souvent les rapports sexuels avec d’autres hommes comme étant à l’origine de l’infection (52,7%), suivis par les contacts hétérosexuels (29,8%).

 

L’utilisation de matériel d’injection contaminé pour la consommation de drogues par voie intraveineuse a été citée dans 3,3% des diagnostics de VIH chez les hommes. Enfin, toujours chez les hommes et dans 13,2% des cas, la voie d’infection n’a pas pu être établie.

 

Chez les femmes infectées par voie hétérosexuelle, on observe une diminution quasi régulière du nombre de cas entre 2013 et 2018, passant de 131 à 69. Parmi ces femmes, 37% étaient des ressortissantes d’un pays classé comme étant à haute prévalence du VIH selon les critères de l’OMS.

 

Ce pourcentage était plus faible chez les hommes infectés par voie hétérosexuelle (26%). Pour la Suisse, ce sont essentiellement des pays africains qui entrent en ligne de compte, mais aussi des pays des Caraïbes dans des cas isolés.

Source: Office fédéral de la santé publique, état : octobre 2019